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Vous trouverez ici la dernière revue de presse réalisée par le Parti Socialiste et les coupures de presse relatives aux différents sujets que je suis.

Le Sénat a adopté le projet de loi pour la transformation et la croissance (Pacte). Sa version est éloignée du texte initial puisqu’elle ne comporte plus la privatisation d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux, refusée par la gauche et la droite.

Batiactu, Florent Lacas, le 11/02/2019 à 11:32

PROJET DE LOI. Un amendement au projet de loi Pacte a été adopté, visant à "moraliser" l'activité des courtiers en assurance. Il a le soutien du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, et de l'un des rapporteurs du projet de loi.

Les Echos / Ingrid Feuerstein / Le 07/02 à 17:00 / Mis à jour le 08/02 à 09:46

Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l'Institut Montaigne, 74 % des Français se disent favorables à l'impôt à la source, soit 6 points de plus qu'en décembre.

Pas de mauvaise surprise pour les Français sur le prélèvement à la source. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l'Institut Montaigne, l'adhésion des Français a augmenté après la mise en oeuvre de la réforme. Près de 74 % des personnes interrogées se disent favorables à l'impôt à la source, soit 6 points de plus que  lors du dernier sondage en décembre et même 9 points de plus qu'au mois d'octobre. Ce sondage a été réalisé le 5 et le 6 février, soit après  la première feuille de paie des salariés prélevée à la source .

Les Français sont plus nombreux à voir des avantages à la réforme. L'étalement de l'impôt sur douze mois gagne 6 points, la simplification de la gestion des revenus grimpe de 5 points, et l'adaptation rapide aux variations de revenus progresse de 8 points.

Sondage : les Français convaincus par les premiers pas du prélèvement de l\'impôt à la source

A l'inverse, ses inconvénients reculent dans l'opinion : moins 9 points pour les risques de bugs techniques, moins 6 points pour la modification des habitudes. Seuls le manque de confidentialité vis-à-vis de l'employeur (+1 point) et la complexité pour les entreprises (+6 points) sont plus présents dans les esprits.

Source : sondage Elabe pour \'Les Echos\'
Source : sondage Elabe pour 'Les Echos'

« Le gouvernement a réussi à dépassionner le débat », observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Les Français n'affichent pas non plus une adhésion forte à ce nouveau système de prélèvement. Au total, 33 % préfèrent le nouveau système, 22 % regrettent l'ancien et 44 % se disent neutres.

Deux points d'alerte

En pleine polémique sur le pouvoir d'achat, le passage au prélèvement à la source aurait pu créer de nouvelles étincelles. Face au risque de ce chantier, Emmanuel Macron a failli y mettre fin en septembre dernier. « Il n'y a pas eu de télescopage avec les sujets de pouvoir d'achat soulevés par le mouvement des 'gilets jaunes'», poursuit Bernard Sananes.

Le sondage signale deux points d'alerte. Le premier concerne l'effet psychologique sur la consommation : 21 % des personnes interrogées ont le sentiment que le prélèvement à la source va réduire leur pouvoir d'achat, une impression particulièrement marquée chez les jeunes, les artisans et les chômeurs.

L'autre concerne le taux d'erreur : 14 % des sondés disent avoir observé une erreur sur leur prélèvement, qu'il s'agisse d'un problème de taux, d'acompte sur le crédit d'impôt ou d'absence de prélèvement.

« Quand il y a eu des erreurs, cela n'a pas déclenché de crispation. Le 'bug' n'a pas hystérisé l'opinion », note Bernard Sananes. Même sur des questions aussi factuelles, la perception peut varier en fonction de l'appartenance politique : 19 % des électeurs de Marine Le Pen constatent une erreur, contre 9 % pour les partisans d'Emmanuel Macron !

Sondage réalisé les 5 et 6 février 2019 auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, selon la méthode des quotas.

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Les Echos / Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef "International, Politique et Economie générale / Le 07/02 à 18:43 / Mis à jour le 08/02 à 07:43

Le prélèvement à la source de l'impôt, voué aux gémonies par nombre de responsables politiques, devait être une usine à gaz ingérable. Il s'est transformé en non-événement.

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, souvenez-vous, ce devait être le grand bug de 2019. «  Une usine à gaz, une réforme qui va dans le mur  », dixit Laurent Wauquiez. «  Une espèce d'inquisition  », osait Jean-Luc Mélenchon. Le moyen de « faire des contribuables le tiroir-caisse de l'Etat macroniste  », pour Marine Le Pen, selon qui le gouvernement se préparait « ni plus ni moins à plastiquer l'édifice fiscal ».

C'était à la fin de l'été dernier, autant dire une éternité. A l'Assemblée nationale, pendant les débats budgétaires de l'automne, le député Marc Le Fur (LR) ne lâchait pas le morceau accusant inlassablement l'exécutif de « faire la poche aux Français » et saoulant ses collègues d'amendements de suppression...

Soyons honnêtes, Emmanuel Macron a lui-même beaucoup contribué à ce concert de critiques et à cette inflation de prévisions apocalyptiques, en mettant en doute les garanties avancées par Bercy (qui a dû accepter plus d'avances de trésorerie). Au point de sembler prêt à renoncer à la réforme, début septembre. Il faut aussi rester prudent sur l'impact psychologique éventuel sur les Français des changements intervenus sur leur feuille de paie, et sur les difficultés techniques qui pourraient encore survenir.

Rebond espéré de la consommation

Mais force est de constater que la grande pagaille n'a pas eu lieu. Que les Français interrogés dans les enquêtes n'ont jamais démenti leur soutien à cette réforme, approbation qui  semble même s'être accrue depuis qu'elle est entrée en vigueur. Et que l'Insee table aujourd'hui davantage sur un rebond de la consommation, facilité par les mesures en faveur du pouvoir d'achat et le repli de l'inflation, plutôt que sur un coup d'arrêt.

Une chose est sûre, le prélèvement à la source, qui n'est pas une réforme fiscale mais simplement un nouveau mode de collecte de l'impôt, ne méritait pas des échanges politiques aussi passionnés. Et on aimerait entendre un peu plus, aujourd'hui, ses grands pourfendeurs d'il y a six mois.

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Comme à l’Assemblée, certains des 23 sénateurs LREM expriment des différences sur certains choix du gouvernement. André Gatollin a des « doutes » sur la loi anti-casseurs. Avec d’anciens socialistes, comme Frédéric Marchand ou Richard Yung, ils aimeraient voir la « dimension sociale » mieux défendue.

Par François Vignal / Public Sénat / Jeudi 07 février 2019 à 17:59