| Le non cumul des mandats : une affaire qui fâche ! |
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| Écrit par Richard Yung |
| Mercredi, 31 Août 2011 |
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Nous avons la grande chance d’auditionner les 6 candidats à la primaire lors de notre convention fédérale. C’est incomparable pour se faire une opinion. Certes mon choix est fait en faveur de Martine Aubry mais je dois dire que Manuel Valls que je considérais comme manquant d’expérience m’a fait bonne impression par sa connaissance des dossiers et par son sérieux. Arnaud Montebourg, excellent orateur, m’a semblé dans le déclamatoire et les effets de manche.
La position du Parti socialiste, qu’a fortement rappelée Martine Aubry, est de rendre le mandat parlementaire non cumulable avec un mandat exécutif soit par la loi si nous sommes majoritaires soit, à partir de 2012, dans nos règles de fonctionnement internes. Je me souviens de la réunion du groupe socialiste du Sénat à laquelle Martine Aubry était venue défendre cet engagement et qui fut une levée de boucliers contre elle. Il me semble qu’elle en a gardé un léger ressentiment contre les sénateurs. Mais si nous gagnons la majorité du Sénat dans trois semaines, cela chose oubliée !
Pour ceux qui ont connu le PSU, lire « trois femmes » de Jean Le Garrec (éd. Bruno Leprince) qui en fut un des dirigeants jusqu’en 1974, date à laquelle nous rejoignîmes le PS. Il fut plusieurs fois ministre, en particulier, il défendit les lois de nationalisations en 1981-1982. |
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Jean-Michel Baylet, à une question sur le cumul des mandats (il est l’exemple même) répond par un argument surprenant : un parlementaire qui est occupé par sa mairie, son département, sa région a moins de temps et donc moins de possibilité de légiférer, ce qui est excellent car on fait trop de lois ! Certes, la dernière idée est juste : trop de lois et mal mais précisément parce que nous n’avons pas le temps de travailler convenablement. Et je m’interroge sur la contradiction qu’il y a chez les radicaux à défendre le régime parlementaire, c'est-à-dire un rôle accru pour les députés et sénateurs, en même temps que le cumul des mandats.
L’Afrique fantôme de Michel Leiris