| Chrétiens d’orient |
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| Écrit par Richard Yung |
| Jeudi, 22 Décembre 2011 |
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J’étais mardi soir à un dîner-débat sur la situation des chrétiens d’Orient animé par le père Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, qui s’occupe précisément de ceux-ci.
Nous avons que dans nombre de pays du Proche orient les chrétiens sont soumis s à des restrictions, des limites (pas d’entretien des églises, interdiction de prêcher), à des violences (le plus souvent aveugles et non spécifiquement antichrétiennes), à des interdictions de culte soit même à une négation complète de leur identité comme en Arabie saoudite (où il y a deux millions de chrétiens). Il y a donc un sentiment de peur dans les communautés chrétiennes qui craignent d’avoir à quitter leurs terres ancestrales comme cela a été le cas pour les citoyens de confession juive. Pour le Père Gollnisch, il y a une volonté du monde arabe de s’affirmer après 4 siècles de domination et négation de leur identité par les Turcs et c’est ce qui explique que le concept même de laïcité est incompréhensible sinon rejeté dans ces pays. Nous ne pouvons rester silencieux sur ces atteintes graves aux droits de l’Homme (certains ont même essayé d’accréditer la reconnaissance de droits de l’homme spécifiquement musulmans !). Alors que faire ? Encourager les chrétiens à rester et à se battre. Quitter serait la pire des défaites. Aider les pays et les communautés minoritaires sur le plan économique et financier. Aider à sauver les églises et à maintenir les séminaires (c’est ce que fait l’Œuvre d’Orient) ; développer les relations culturelles et universitaires ; maintenir et renforcer notre réseau scolaire. Deux sujets qui n’ont rien à voir mais qui méritent d’être dénoncés :
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Première difficulté : comprendre les églises d’Orient qui sont aussi nombreuses que les grains de sable du désert L’église primitive s’est déchirée au cours de quatre conciles jusqu’au grand schisme de 1054 qui a consacré la séparation d’avec Rome. La rupture s’est faite sur le fond sur la distinction entre la nature humaine et divine (ce sera, sur le plan politique, la lutte de Fréderic II de Hohenstaufen contre le pape pour l’indépendance du pouvoir temporel).