| Les 20 ans de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger |
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| Écrit par Richard Yung |
| Samedi, 10 Avril 2010 |
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Le vendredi 9 avril, j’ai participé à la célébration des 20 ans de l’AEFE au Palais des Congrès, porte Maillot. C’est une célébration légitime car l’Agence est une réussite remarquable : elle scolarise dans des conditions de haute qualité plus de 240 000 élèves dont 60% de non français. Elle remplit donc sa fonction vis à vis des jeunes Français mais représente aussi un outil remarquable de diplomatie culturelle et d’action pour la francophonie.
La reconnaissance et l’estime n’empêchent pas la lucidité : le système doit évoluer sur plusieurs points. La part des parents dans le financement total doit revenir de 60% à 40% ; la gestion des lycées doit être beaucoup plus décentralisée ; des systèmes mixtes associant un enseignement à la française et celui du pays d’accueil doivent être multipliés ; la qualité doit être maintenue et les enseignements techniques développés ; un statut d’enseignant doit être réinventé. La table ronde de l’après-midi sur les spécificités de l’enseignement français regroupe d’éminentes personnalités intellectuelles françaises : Catherine Brechignac, ancienne présidente du CNRS, le philosophe Edgar Morin, Jacques Legrand, président de des Langues O (INALCO), la directrice générale d’IDTGV, ... Comme souvent, ce débat reste très français : universel, donneur de leçons et autosatisfait, très éloigné des questions pratiques. Il me semble qu’une table ronde sur les modalités de développement d’un enseignement tout ou partiellement commun aux pays européens aurait été plus utile. Le soir, un dîner des 400 et quelques participants, avec remise de plusieurs prix de la francophonie par Mmes Anne-Marie Descôtes, Marie-Christine Saragossi et M. Yves Aubin de la Messuzière, regroupe de nombreux proviseurs et responsables d’établissements dont je connais un certain nombre. Félicitations à l’équipe de l’AEFE ! |
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