Richard Yung, Senateur des Francais du monde
 
 
 
 
   
   
   
L’école privée, c’est quand même mieux ! (proverbe sarkozien) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Richard Yung   
Lundi, 20 Décembre 2010

L’Assemblée des Français de l’étranger vient de réunir son Bureau (les vice-présidents de l’AFE, les présidents des commissions, ...) à Paris.

LycéeLe plat principal a été la Prise en Charge (PEC), entendez par là la gratuité de la scolarité. Cette question devrait rencontrer un soutien unanime. Il n’en est rien car les modalités de sa mise en œuvre ont fait apparaitre quantité d’effets néfastes (augmentation plus rapide des frais de scolarité, retrait des entreprises qui prenaient ces frais à leur charge, augmentation encore plus importante pour les enfants non français, charge plus élevée des bourses, ...).

C’est aussi, mais pas seulement, un point de clivage gauche-droite, la première prônant plutôt une augmentation de l’enveloppe des bourses. Pour tenter de reprendre la main, Nicolas Sarkozy a mandaté deux parlementaires UMP pour lui faire rapport sur la question. C’était bien sûr une commande dont les conclusions étaient fixées dès le départ : « c’est une excellente mesure mais comme elle coûte cher, on va lui rogner les ailes – gel au niveau de 2008 et limitation aux trois niveaux déjà couverts –. « Et même si les deux parlementaires ne connaissent rien au dossier et si le rapport est mal ficelé (chiffres approximatifs, redondances, erreurs diverses, ...), les conclusions sont conformes.

Plus grave me parait être une politique d’asphyxie financière de l’AEFE : création de déficits structurels par le transfert de charges nouvelles non compensées (pensions des personnels, charges immobilières, ...). La dernière torture imaginée par Bercy est l’interdiction pour l’AEFE d’emprunter pour financer les projets immobiliers. Impossible donc de financer à l’avenir de nouvelles constructions d’établissements scolaires. C’est clairement une volonté d’empêcher le développement de l’enseignement scolaire français à l’étranger, pourtant la meilleure forme de la diplomatie et de l’influence culturelle et de la défense de la francophonie. Quelle intention peut-il y avoir derrière cette politique : désengager l’État (selon la pensée unique du moment), transférer cette tâche au secteur privé ? Difficile de voir clair dans cette politique de gribouille mais clairement le système est sérieusement menacé.

 

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Commentaires  

 
#1 francoise garaud 13-03-2012 18:24
Comment voulez-vous que le français progresse dans le monde si les jeunes français, enfants, des ressortissants français ne maîtrisent pas la langue maternelle de leurs parents ou ils la malmènent.
J'ai enseigné le français dans différentes villes espagnoles ainsi qu'en Amérique centrale et je peux vous assurer que la majorité des étudiants adorent notre langue. Malheureusement notre langue n'est pas toujours "agréablement" transmise et les manuels scolaires peu attractifs en comparaison avec l'anglais.
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#2 Bennis 25-04-2012 08:48
Il est tant que tout cela s'arrête nous avons eu la surprise d'avoir la facture du 3ème trimestre avec les frais annuel d'inscription (DAI)somme demandée pour financer les travaux dans les étalbissemnts, le montant s'élève de 500 DH à 5000 DH suivant le niveau, pour ma part j'ai 1500 DH comment fais-ton quand nous avons 2 enfants en France et 1 encore scolarisé, avec une part de 1024 euros une part marocaine de 6000 dh et un loyer en résidence universitaire de 718 euros, un mari fonctionnaire marocain, je ne peux meme pas demander de bourse car je suis résidente (fonctionnaire titulaire de l'état) mais ou va-ton comme cela, j'ai des collègues qui ne pourrons meme pas scolarisé leur enfants cette année faute de moyen, sachant que nous n'avons pas le choix, merci de faire le nécessaire pour ses français de l'étranger......
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