Ecoptimisme

  • Sondage : les Français convaincus par les premiers pas du prélèvement de l'impôt à la source

    Les Echos / Ingrid Feuerstein / Le 07/02 à 17:00 / Mis à jour le 08/02 à 09:46

    Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l'Institut Montaigne, 74 % des Français se disent favorables à l'impôt à la source, soit 6 points de plus qu'en décembre.

    Pas de mauvaise surprise pour les Français sur le prélèvement à la source. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l'Institut Montaigne, l'adhésion des Français a augmenté après la mise en oeuvre de la réforme. Près de 74 % des personnes interrogées se disent favorables à l'impôt à la source, soit 6 points de plus que  lors du dernier sondage en décembre et même 9 points de plus qu'au mois d'octobre. Ce sondage a été réalisé le 5 et le 6 février, soit après  la première feuille de paie des salariés prélevée à la source .

    Les Français sont plus nombreux à voir des avantages à la réforme. L'étalement de l'impôt sur douze mois gagne 6 points, la simplification de la gestion des revenus grimpe de 5 points, et l'adaptation rapide aux variations de revenus progresse de 8 points.

    Sondage : les Français convaincus par les premiers pas du prélèvement de l\'impôt à la source

    A l'inverse, ses inconvénients reculent dans l'opinion : moins 9 points pour les risques de bugs techniques, moins 6 points pour la modification des habitudes. Seuls le manque de confidentialité vis-à-vis de l'employeur (+1 point) et la complexité pour les entreprises (+6 points) sont plus présents dans les esprits.

    Source : sondage Elabe pour \'Les Echos\'
    Source : sondage Elabe pour 'Les Echos'

    « Le gouvernement a réussi à dépassionner le débat », observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Les Français n'affichent pas non plus une adhésion forte à ce nouveau système de prélèvement. Au total, 33 % préfèrent le nouveau système, 22 % regrettent l'ancien et 44 % se disent neutres.

    Deux points d'alerte

    En pleine polémique sur le pouvoir d'achat, le passage au prélèvement à la source aurait pu créer de nouvelles étincelles. Face au risque de ce chantier, Emmanuel Macron a failli y mettre fin en septembre dernier. « Il n'y a pas eu de télescopage avec les sujets de pouvoir d'achat soulevés par le mouvement des 'gilets jaunes'», poursuit Bernard Sananes.

    Le sondage signale deux points d'alerte. Le premier concerne l'effet psychologique sur la consommation : 21 % des personnes interrogées ont le sentiment que le prélèvement à la source va réduire leur pouvoir d'achat, une impression particulièrement marquée chez les jeunes, les artisans et les chômeurs.

    L'autre concerne le taux d'erreur : 14 % des sondés disent avoir observé une erreur sur leur prélèvement, qu'il s'agisse d'un problème de taux, d'acompte sur le crédit d'impôt ou d'absence de prélèvement.

    « Quand il y a eu des erreurs, cela n'a pas déclenché de crispation. Le 'bug' n'a pas hystérisé l'opinion », note Bernard Sananes. Même sur des questions aussi factuelles, la perception peut varier en fonction de l'appartenance politique : 19 % des électeurs de Marine Le Pen constatent une erreur, contre 9 % pour les partisans d'Emmanuel Macron !

    Sondage réalisé les 5 et 6 février 2019 auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, selon la méthode des quotas.

  • Prélèvement à la source : l'apocalypse n'a pas eu lieu

    Les Echos / Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef "International, Politique et Economie générale / Le 07/02 à 18:43 / Mis à jour le 08/02 à 07:43

    Le prélèvement à la source de l'impôt, voué aux gémonies par nombre de responsables politiques, devait être une usine à gaz ingérable. Il s'est transformé en non-événement.

    Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, souvenez-vous, ce devait être le grand bug de 2019. «  Une usine à gaz, une réforme qui va dans le mur », dixit Laurent Wauquiez. «  Une espèce d'inquisition », osait Jean-Luc Mélenchon. Le moyen de « faire des contribuables le tiroir-caisse de l'Etat macroniste », pour Marine Le Pen, selon qui le gouvernement se préparait « ni plus ni moins à plastiquer l'édifice fiscal ».

    C'était à la fin de l'été dernier, autant dire une éternité. A l'Assemblée nationale, pendant les débats budgétaires de l'automne, le député Marc Le Fur (LR) ne lâchait pas le morceau accusant inlassablement l'exécutif de « faire la poche aux Français » et saoulant ses collègues d'amendements de suppression...

    Soyons honnêtes, Emmanuel Macron a lui-même beaucoup contribué à ce concert de critiques et à cette inflation de prévisions apocalyptiques, en mettant en doute les garanties avancées par Bercy (qui a dû accepter plus d'avances de trésorerie). Au point de sembler prêt à renoncer à la réforme, début septembre. Il faut aussi rester prudent sur l'impact psychologique éventuel sur les Français des changements intervenus sur leur feuille de paie, et sur les difficultés techniques qui pourraient encore survenir.

    Rebond espéré de la consommation

    Mais force est de constater que la grande pagaille n'a pas eu lieu. Que les Français interrogés dans les enquêtes n'ont jamais démenti leur soutien à cette réforme, approbation qui  semble même s'être accrue depuis qu'elle est entrée en vigueur. Et que l'Insee table aujourd'hui davantage sur un rebond de la consommation, facilité par les mesures en faveur du pouvoir d'achat et le repli de l'inflation, plutôt que sur un coup d'arrêt.

    Une chose est sûre, le prélèvement à la source, qui n'est pas une réforme fiscale mais simplement un nouveau mode de collecte de l'impôt, ne méritait pas des échanges politiques aussi passionnés. Et on aimerait entendre un peu plus, aujourd'hui, ses grands pourfendeurs d'il y a six mois.

  • Jamie Dimon : « Paris sera l'un des grands bénéficiaires du Brexit »

    Les Echos, Thibaut Madelin, Anne Drif, Guillaume Maujean, Le 08/11 à 06:13, Mis à jour à 08:21

    Dans une interview aux « Echos », le patron de JP Morgan dit se préparer à un Brexit dur et prévoit le transfert de plusieurs centaines d'employés du géant bancaire américain de Londres vers l'Europe continentale.

  • Projet de loi PACTE : Redonner du sens à nos entreprises tout en relançant leur compétitivité

    Le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises, dont j’ai contribué à élaborer le volet export en binôme avec Éric Kayser, s’appuie sur un double constat :

    • Les investisseurs étrangers à nouveau séduits par la France et Paris

      Très belle couverture du Parisien ce matin!
      (article à lire au-dessous)

    • Déficit: le nouveau scénario du gouvernement pour 2017 et 2018

      Les Echos, Renaud Honoré, le 11/03 à 18:18, mis à jour le 12/03 à 11:30

      Le déficit public devrait être finalement proche de 2,7% du PIB en 2017, après la décision positive d'Eurostat sur le traitement de la taxe à 3%. Cela facilite également les objectifs pour 2018.

    • Embellie sur l'emploi : plus de 200 000 postes seront créés en 2017

      FAIT DU JOUR. Le premier trimestre a vu la création de 90 000 emplois. Une tendance qui devrait se confirmer tout au long de cette année. Zoom sur trois secteurs qui profitent de l'embellie.

    • Le non-coté français rayonne

      Les fonds français ont signé en 2016 un triple record de levées, d’investissements et d’entreprises accompagnées. L’année dernière s’est soldée par une augmentation de 51 % des sommes collectées par les sociétés de gestion de fonds d’investissements.

    • La croissance confirmée à 0,6% au 1er trimestre (Insee)

      Paris, FRANCE | AFP | vendredi 24/06/2016 - 06:55 UTC

      La croissance de l'économie française a bel et bien atteint 0,6% du Produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre, selon une estimation définitive publiée vendredi par l'Insee.

    • Les créations d’emplois en France au plus haut depuis début 2008

      LE MONDE | 09.06.2016 à 07h46 • Mis à jour le 09.06.2016 à 08h3
    • Contrats DCNS avec l'Australie

      Le choix par l’Australie de la France et de DCNS comme partenaires pour la construction de 12 sous-marins est historique. Le contrat, estimé à 34 Md€, marque une avancée décisive dans le partenariat stratégique entre les deux pays, qui vont coopérer durant 50 années. C’est la preuve, une nouvelle fois, que la France industrielle est forte, qu’elle peut se projeter à l’étranger et gagner des marchés et que l’excellence technologique de ses entreprises est reconnue. Surtout, ce nouveau succès sera créateur de milliers emplois et de développement en France – à Cherbourg, Brest, Lorient, Nantes – comme en Australie. Le président de la République a demandé à Jean-Yves Le Drian de se rendre en Australie afin de lancer rapidement l’accompagnement de ce programme industriel.

    • Bpifrance, un succès contre toute attente

      LE MONDE | 31.03.2016 à 12h30 | Par Isabelle Chaperon

      C’était l’une des promesses phares du candidat Hollande. Trois ans après sa création, la Banque publique d’investissement – rebaptisée Bpifrance – se révèle un succès. Elle finance 60 000 entreprises françaises, dont l’essentiel sont des PME et des TPE. Attentif au symbole, son directeur général,Nicolas Dufourcq, pourfendeur du parisianisme, a d’ailleurs choisi jeudi 31 mars de présenter son bilan d’activité 2015 à Ancenis (Loire-Atlantique), chez Manitou, le spécialiste de la manutention.

    • La croissance française fait de la résistance

      L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,4 % au premier et au deuxième trimestre. Le rebond de la consommation est plus fort que prévu. Les entreprises retrouvent des marges pour investir. Le chômage ne devrait que légèrement reculer.

    • Face aux séries américaines, la fiction made in France fait de plus en plus recette

      La fiction française fait un tabac en termes d'audience.
      Les chaînes sont moins dépendantes de la fiction américaine.

    • Attractivité : la France marque des points grâce à l'innovation

      Les Echos, Guillaume de Calignon / Journaliste | Le 27/11 à 07:00

      Dans son baromètre, Business France met en avant les capacités d'innovation technologique et d'entrepreneurs des Français.
      L'Hexagone est ainsi le quatrième pays au monde pour le nombre de brevets délivrés en 2013.

    • Niveau de vie : la nouvelle hiérarchie des grands pays

      Les Échos / Jean-Marc Vittori / Éditorialiste | Le 19/11 à 02:00, mis à jour à 12:36

      États-Unis, Allemagne et France : voici le podium des grands pays dans la course au niveau de vie, d’après les chiffres du FMI. L’écart entre l’Amérique et les autres reste impressionnant. Mais, derrière, la hiérarchie est assez inattendue. Les Coréens sont plus aisés que les Italiens. Et les Iraniens sont désormais voisins des Mexicains…

    • Attractivité : l'image de la France s'améliore

      Le jugement des entreprises étrangères implantées en France sur l'attractivité de l'Hexagone s'est amélioré depuis un an, une majorité d'entre elles estimant que les réformes engagées par le gouvernement vont dans le bon sens, selon un sondage de l'institut Ipsos et du cabinet EY.

    • Le marché du logement donne enfin des signes de reprise

      LE MONDE ECONOMIE | 12.11.2015 à 11h22 • Mis à jour le 12.11.2015 à 12h30 | Par Jérôme Porier

      Après sept ans de crise, le marché du logement rebondira enfin en 2016. La Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) a annoncé le 12 novembre une progression des ventes de logements neufs de 18 % en rythme annuel au troisième trimestre, avec un total de 25 247 logements réservés. Il s’agit du quatrième trimestre d’affilée de hausse de cette statistique. Elle montre cependant une décélération, puisque la progression atteignait 23,1 % au trimestre précédent.

    • Alstom rassure sur son avenir avec un contrat de 3 milliards d'euros en Inde

      Les Échos / Lionel Steinmann / Journaliste | Le 12/11 à 01:00

      Le groupe va fournir 800 locomotives de fret aux chemins de fer locaux.

    • La France, troisième pays le plus innovant

      L'Hexagone se place derrière les États-Unis et le Japon, mais les entreprises tricolores ont déposé beaucoup plus de brevets que leurs homologues allemandes ou chinoises.