J’ai regroupé, ici, mes articles de blog concernant les Français de l’étranger.

La question de savoir si nous devons maintenir des représentants des Français à l’étranger s’est transformé en un débat – tout aussi intéressant et plus important – sur ce que veut dire être Français à l’étranger. On peut penser que si nous militons au PS à l’étranger, c’est que nous voulons rester en relation avec la vie politique française et garder une identité française forte.

Le vendredi 9 avril, j’ai participé à la célébration des 20 ans de l’AEFE au Palais des Congrès, porte Maillot. C’est une célébration légitime car l’Agence est une réussite remarquable : elle scolarise dans des conditions de haute qualité plus de 240 000 élèves dont 60% de non français. Elle remplit donc sa fonction vis à vis des jeunes Français mais représente aussi un outil remarquable de diplomatie culturelle et d’action pour la francophonie.

Nous sommes réunis pour toute la semaine à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) dans les beaux et nouveaux locaux du Centre de Conférence du ministère des affaires étrangères, rue de la Convention. C’est l’ancienne Imprimerie nationale, immeuble industriel en briques rouges caractéristique du 19ème siècle qui a été relookée – à grands coûts – pour y abriter l’essentiel des personnels du Quai d’Orsay.

La preuve de la nationalité devient – et c’est heureux – une question d’actualité.
Quelques personnalités connues ont fait état de leurs difficultés : Bertrand Delanoë, Anne Sinclair, … nés en Tunisie ou au Maroc. Bien sûr eux finiront par réussir, mais pensons aux milliers de citoyens ordinaires qui ont le malheur d’être nés à l’étranger et/ou d’avoir un nom à consonance étrangère.

J’ai participé toute cette semaine à la séance plénière de l’Assemblée des Français à l’Etranger (AFE). L’AFE est composée de 155 conseillers élus au suffrage universel par tous les Français inscrits sur les listes électorales consulaires (un million environ). Les élections se font sur des bases politiques : l’Association démocratique des Français à l’étranger (ADFE-Français de monde) représentant la gauche, l’Union des Français à l’étranger la droite. À cause d’un découpage injuste, la droite garde une majorité des 2/3 même si la gauche gagne régulièrement 4 ou 5 postes à chaque élection (tous les 3 ans).