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Succès du forum de l’expatriation ou «France, ta jeunesse ne fout pas le camp»

C’est un rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris qui souligne que de plus en plus de jeunes Français veulent partir faire leur vie professionnelle à l’étranger. Le phénomène, semble-t-il, devient plus important et, certains, de s’en lamenter, ce qui est particulièrement à la mode en ces moments favorables aux pleureuses et autres déclinologues.

Ce serait une illustration de plus de notre morosité nationale, de notre perte de prestige, de compétitivité internationale. D’autres, de manière plus idéologique, y voient la marque de la politique désastreuse de François Hollande qui précipite le pays dans l’abîme : rien ne marche, les déficits ne sont pas réduits, la balance commerciale ne se rétablit pas. Heureux les temps où le gouvernail tenu d’une main ferme, par exemple entre 2002 et 2012, permettait à l’économie française des prestations époustouflantes !

Ce départ accéléré des jeunes mérite-t-il tant de soucis ? Certes ce sont souvent les plus formés qui pensent partir (et qui pourront le faire) et la France aura assumé leur formation. Certes le marché de l’emploi n’est pas porteur singulièrement pour les jeunes. Mais en même temps chacun voit que ces expatriations sont une chance pour notre pays. Pourquoi prévoir et financer les Volontaires Internationaux en Entreprises (VIE) si c’est une si mauvaise chose ? Pourquoi sommes-nous, avec 1,8 million d’expatriés, loin derrière le Royaume-Uni (4, 7 millions) et l’Allemagne (4,2 millions) ? Surtout, permettre à des jeunes d’acquérir une expérience professionnelle à l’étranger, de créer leur entreprise, de nouer aussi des liens commerciaux, tout ceci contribue à la place économique et commerciale de la France dans le monde. D’autant que, l’expérience le prouve, un nombre important de ces jeunes expatriés revient en France après plusieurs années. Plutôt que de pleurnicher sur ces expatriations, nous ferions mieux de nous en réjouir et d’y voir une marque du dynamisme de notre jeunesse.

ExpatriationCe matin j’ai effectué une visite au forum « S’expatrier, Mode d’emploi » organisé par de nombreuses institutions qui soutiennent l’expatriation (CFE, Cleiss, Finances publiques, pôle emploi, MFE, ...) dans le beau cadre de la Cité universitaire de Paris. J’ai pu voir une foule considérable de jeunes et moins jeunes qui viennent pour se renseigner ou bien qui ont déjà un projet d’expatriation qu’ils veulent finaliser. Des débats constructifs, positifs : un grand succès !

Commentaires   

 
#1 Gondard Cécilia 12-03-2014 13:01
Tout à fait d'accord avec ta réaction, cher Richard, qui va dans le sens de la mienne - et des nombreux français installés à l'étranger venus s'exprimer sur le site du Monde: http://www.ceciliagondard.be/ma-reaction-a-larticle-du-monde-depart-des-jeunes-a-letranger-les-entreprises-salarment/
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#2 Patriat 09-06-2014 11:02
Remarque concernant le VIE. Il faut faire une différence avec l'expatriation. Dans le cas du VIE, il s agit souvent d' un 'détachement' dans une entreprise française à l'étranger. Concernant les droits, la fiscalité, l' accès à la SECU et les liens avec la France, il y a une certaine différence. La plupart du temps, les jeunes VIE reviennent en France dans l'entreprise mère sans problèmes, comme une sorte de stage +- obligatoire). L'expatrié, au sens strict, n'a pas forcément les mêmes droits et les modalités de retour en France (droits chômage, retraite, ect.) ne sont pas franchement simple, voir un frein pour un retour (même en vivant dans un autre pays de cette soi-disante 'union' européenne). Enfin, je ne vois pas forcement le lien entre les bienfaits entre économie française et le nombre d'expatriés. Les chiffres et la réalité montrent plutôt l'inverse, avec le nombre croissant de jeunes français expatriés, cela devrait plutôt être le contraire si je comprend bien votre message?. Le véritable expatrié travaille pour un autre pays et/ou une compagnie étrangère, en priorité, pas forcement pour sa Patrie. Enfin, les récentes mesures concernant la fiscalité des (vrai) expatriés, notamment pour ceux aillant gardé un bien d'attache en France, n'invite pas vraiment à garder un lien avec la France. Personnellement , je viens de vendre ma maison de famille en France car je ne rentrais plus vraiment dans mes frais. +15% de charges sociales supplémentaires (alors que je n'ai plus la SECU) et pas de déductions pour la taxe d'habitation (à payer pour moins de 15 jours de présence/an) et les gros travaux nécessaire pour une location, je me suis finalement résigné. Expatrié, moi-même depuis 10 ans, je n'ai donc pas forcement la même vision optimiste que vous. Il faut être honnête un moment, la France n'est plus vraiment un pays d'avenir pour un jeune diplômé. Mais bon pour le politique tout va toujours bien et la politique de l'autruche marche toujours aussi bien.
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