Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

Deux évènements non négligeables ont eu lieu dimanche dernier en Europe. Si l’avènement d’une coalition entre le SPD et le CDU est une bonne nouvelle pour l’Union Européenne, la percée des partis eurosceptiques au cours des élections législatives en Italie a de quoi inquiéter.

C’est la proposition choc qui fait frémir le patronat allemand depuis plusieurs semaines. En décembre dernier, le syndicat IG METALL a réclamé, en plus d’une hausse des salaires de 6%, l’instauration d’un droit individuel de passage à la semaine de 28h pour les salariés du secteur de l’industrie métallurgique et électronique. Cette réduction du temps de travail serait partiellement compensée par une somme de 200 euros pour les salariés souhaitant s’occuper d’un enfant ou d’un parent dépendant.

Groko : Große Koalition, c’est ainsi que les Allemands appellent l’alliance parlementaire entre la droite (CDU-CSU) et la Gauche (SPD). Ce n’est pas une nouveauté outre-Rhin et elle revient avec succès car le FDP (libéral) n’a pas voulu d’une politique européenne engagée (curieux pour le parti de feu Gensher).

Je ne suis pas un défenseur du régionalisme quel qu’il soit ni encore moins de ce qui a été la stratégie sanglante et meurtrière du mouvement basque de l’ETA (près de 1000 morts). Mais reconnaissons que la situation a bien changé depuis 2011 quand l’ETA a décidé, unilatéralement, un cessez le feu suivi plus tard en 2016 de la restitution des armes dans leur cache.

Londres est aujourd’hui la principale place financière européenne et il est plus que probable qu’elle le restera, même si la funeste idée du Brexit se concrétise. Elle couvre toutes les activités (actions, obligations, dérivés, trading, etc.), qui sont contrôlées – parfois avec un peu de dilettantisme (voir notamment l’affaire du Libor) – par la Banque d’Angleterre (BoE). Une petite partie de ces activités quitteront Londres pour venir dans la zone euro, pour des raisons de commodité et de simplification : 10 ou 20%, mais certainement pas plus.