hémicycle

L’actualité du parlement – Sénat et Assemblée nationale – est particulièrement riche. La réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 en a accéléré le rythme. Le gouvernement ne nous laisse pas le temps de débattre sereinement et nous restreint souvent au rôle de chambre d’enregistrement, comme l’a montré l’exemple de la loi sur les retraites. Un bémol cependant, il fait trainer certains textes afin de leur assurer une certaine couverture médiatique, c’est le cas notamment des lois relatives à la sécurité, ainsi que celles relatives à l’immigration.

Cette course perpétuelle n’empêche pas d’avoir envie de commenter cette actualité parlementaire agitée, vous trouverez ici mes articles sur ce point.

Hier soir, 23 juin, le Sénat a entendu une communication du Premier ministre sur la loi de programmation militaire. Elle prévoit l’évolution des crédits de toute nature jusqu’en 2025. Jamais un tel effort n’a été fait avec 295 milliards d’euros de 2019 à 2025, avec des équipements modernisés (rafales, frégates, nouveau porte avion, blindés) et un effort particulier pour les équipements et conditions de vie des soldats.

Alors que mes collègues de droite rechignent souvent à penser hors des cases, ils n’ont cette fois pas manqué au rendez-vous tant leurs amendements étaient exagérés, diffamatoires, et même inadmissibles. C’est pour cela que le groupe RDPI a majoritairement voté contre le projet de loi confortant les principes républicains, totalement dévié de son objet initial.

L’Assemblée nationale débat aujourd’hui de la proposition de loi « donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie », dans le cadre de la niche parlementaire accordée au groupe Liberté et Territoires. Alors que la situation sanitaire a collectivement changé notre rapport à la mort, il me semble qu’une réflexion d’ensemble est nécessaire.