La proposition du Président Macron d’instaurer une service national militaire volontaire rencontre un large soutien chez les Français : fini l’antimilitarisme (primaire), la recherche désespérée d’être “réformé” et les critiques contre la suppression du service militaire par Jacques Chirac en 1997. Elle vise à recruter 3 000 volontaires pour 10 mois dès 2026 et jusqu’à 50 000 en 2035. C’est évidemment peu pour la première année. Mais rappelons qu’il y a aujourd’hui déjà 47 000 réservistes et qu’il faut organiser l’accueil et la formation de ces nouveaux militaires. L’armée actuelle est une armée de professionnels sachant utiliser les techniques les plus avancées dans l’informatique, le maniement des drones, des armes sophistiquées. Il faudra donc que le budget des armées suive remplisse ces exigences.
Mais c’est en même temps une réponse à l’agressivité de Poutine, à sa volonté d’étendre son impérialisme, après la Crimée, la Géorgie et l’Ukraine, vers la Pologne, la Moldavie et les pays baltes, en un mot contre l’OTAN. De plus, on voit bien le refus de Poutine de négocier quoi que ce soit sur l’Ukraine, y compris le dernier plan de Trump qui pourtant reprend toutes les demandes russes.
Or l’Europe se sent seule puisque Trump et sa bande de traitres sont en fait des alliés objectifs de la Russie impériale, et des adversaires clairement déclarés de l’Europe, et qu’une politique commune de défense et d’armement européenne peine à se mettre en place. Il est donc normal que la France, un des pays importants de l’Europe, montre le chemin. Il est à espérer que l’Allemagne et la Grande-Bretagne suivent son exemple, comme devraient le faire les pays baltes et la Pologne, et renforcent fortement leurs armées nationales.