Nous sommes dans un monde qui bouge, et parfois dans le bon sens. Ainsi de la nomination de Sarah Mullaly comme archevêque de Canterbury, ce qui fait d’elle le Primat de l’Eglise anglicane. Normalement depuis Henry VIII c’est le souverain britannique qui est le chef de l’Eglise anglicane après le schisme d’avec l’Eglise catholique qui avait refusé de valider son divorce avec Catherine d’Aragon. Le roi ou la reine est d’ailleurs « protecteur de la foi” même si son rôle est purement formel.
Sarah Mullaly a été évêque de Londres et s’est beaucoup investie pour la protection des femmes. Elle est ouverte sur la question de l’homosexualité et considère que tout homme ou femme a sa place dans l’Eglise. Elle a certes redit que pour elle le mariage devait unir un homme et une femme, mais que le débat sur la question devait continuer.
L’Eglise anglicane, comme toutes les autres, est traversée de courants différents, certains très conservateurs, d’autres progressistes. Mais au moins elle se donne les moyens de faire avancer le débat théologique et sociétal. Ordonner des femmes, permettre aux pasteurs d’être mariés, voilà une voie dont l’Eglise romaine devrait s’inspirer.