On peut bien sûr accompagner notre chant national en le chantant, mais aussi en le sifflotant ou même à l’harmonica. Mais je ne crois pas que c’est ce qu’a voulu dire Bally Bagayoko, le maire de Saint Denis et nouveau phare de la France Insoumise quand il parlait “d’un droit à la réplique populaire”. Ce qu’il exprimait, c’est un rejet de l’hymne national et donc de la République qu’il incarne.
Après avoir décroché la photo officielle d’Emmanuel Macron que les 37 000 maires de France arborent fièrement dans leurs mairies, non pas comme culte d’un homme (nous ne sommes pas chez Ceausescu) mais comme symbole de la République, M. Bagayoko exprime une ligne politique très claire. Celle de Mélenchon et de son parti “la France Insoumise” : le rejet de la République, c’est -à -dire du respect des autres, du droit de s’exprimer, de la laïcité et de la démocratie.
Même si aujourd’hui on ne sait pas très bien par quoi elle serait remplacée, sinon par une VIème République dont les députés seraient issus du tirage au sort, ou bien par cette fascination pour les minorités ethniques, religieuses ou autres qui est le fonds de commerce de LFI (on se demande d’ailleurs bien pourquoi la France est mentionnée). Au fond la haine envers la police, l’appel permanent à l’insulte et à l’insurrection, l’antisémitisme de M. Mélenchon convergent vers cette haine de la République et de la France.
Je me réjouis de ne pas être un habitant de Saint Denis.