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Je vous souhaite la bienvenue sur ce site archive de mon mandat de sénateur des Français hors de France.

Mandat que j'ai eu l'honneur de faire vivre de 2004 à 2021.
Ce site est une image à la fin de mon mandat.
Vous y trouverez plus de 2 000 articles à propos des Français de l'étranger. C'est un véritable témoignage de leur situation vis-à-vis de l'éducation, de la citoyenneté, de la protection sociale, de la fiscalité, etc. pendant ces 17 années.

Je me suis retiré de la vie politique à la fin de mon mandant en septembre 2021, je partage désormais mes réactions, points de vue, réflexion sur https://www.richardyung.fr

Merci de votre visite.

Richard Yung
Octobre 2021

Veuillez trouver ci-dessous L'Essentiel de l'info européenne et internationale de la semaine dernière, qui traite des sujets suivants :

  • Chine : condamnation par la Turquie de la répression des ouïghours
  • Thaïlande : nouveaux rebondissements politiques
  • Algérie : Boutéflika président à la vie à la mort ?
  • Haïti : « Kot kob Petro Karibe-a »
  • Pologne : conférence sur le Moyen-Orient parrainée par les États-Unis

Répression de la minorité musulmane turcophone des Ouïghours par la Chine : la Turquie hausse le ton et condamne Pékin

Après l’Ouzbékistan, le Xinjiang accueille la seconde plus grande population de Ouïghours. Cette minorité musulmane sunnite et turcophone de 8 millions d’habitants a été tardivement rattachée à l’Empire chinois, après une forte résistance contre l’ingérence étrangère. De nombreuses insurrections séparatistes ont suivi cette annexion. Lors de son rattachement à Pékin, la région du Xinjiang, frontalière du Kazakhstan et de l’Afghanistan et riche en hydrocarbures, a subi un processus de colonisation démographique massif, basé sur une assimilation forcée et la répression de toute forme d’expression des populations qui se révoltent contre les Hans.

Contrairement à la question tibétaine souvent mise en avant, les troubles internes qui règnent au Xinjiang entre Chinois et Ouïghours font rarement la une des journaux. Ces troubles n’en demeurent pas moins un important facteur de déstabilisation potentielle de la région. Alors que les Ouïghours réclament le droit de vivre sur cette terre sans ingérence chinoise, les Chinois considèrent les Ouïghours comme des terroristes et instrumentalisent leur opposition pour légitimer la répression menée au Xinjiang. La campagne de communication menée par Pékin et associant les Ouïghours à la mouvance terroriste djihadiste internationale a également pour objectif de décrédibiliser les Ouïghours à l’étranger car beaucoup d’entre eux se sont réfugiés au Kazakhstan, en Turquie, en Allemagne, en Suède, en Suisse et encore aux États-Unis pour fuir. Ainsi, même à l’étranger, les Ouïghours restent surveillés et continuent de souffrir de la pression que le gouvernement chinois exerce sur leur famille restée au Xinjiang.

Si la Turquie avait pour habitude de régulièrement dénoncer les traitements réservés à la minorité turcophone (en 2009, le président turc Erdogan parlait de « génocide » envers la minorité ouïghour), sa voix s’était faite plus rare ces derniers temps, la Chine devenant un partenaire économique de premier plan. Cependant, le sujet a refait surface à l’été 2018 lorsque les Nations unies se sont indignées de l’existence de « camps de rééducation » où des membres des minorités du Xinjiang y sont déportés, détenus et soumis à de mauvais traitements sous couvert de « déradicalisation » ou de « formation professionnelle ». Jusqu’à un million de personnes seraient détenues dans près de 220 lieux d’internement dont la Chine a longtemps nié l’existence.

En froid avec les États-Unis et l’Union européenne, la Turquie se cherche des partenaires à l’Est et se positionne désormais de plus en plus clairement sur l’axe Russie-Iran- Chine. Cette nouvelle donne empêche la Turquie de trop élever la voix contre Pékin. L’influence chinoise est très présente en Turquie puisque les banques chinoises octroient des prêts aux entreprises turques et les armées et industries de défense turques espèrent la signature prochaine d’une coopération en matière de défense pour renforcer leurs relations.

Toutefois, la publication, le 9 février dernier, d’un communiqué diplomatique turc a dénoncé les actes de répression commis contre cette communauté et qualifié de « honte pour l’humanité » la « politique d’assimilation systématique » visant cette population. Récemment, la mort supposée d’Abdurehim Heyit, un chanteur et poète ouïghour, dans ces camps « pour défendre l’identité turque et musulmane », avait fait grand bruit et fut très commentée. Même si Pékin dément formellement la mort d’Abdurehim Heyit et a publié une vidéo (non authentifiée) du chanteur, la Turquie a choisi de réagir et de réaffirmer son soutien aux Ouïghours.

En pleine campagne pour les municipales qui auront lieu le 31 mars prochain, les islamo-conservateurs turcs n’avaient que d’autre choix que de s’exprimer et de rappeler leur attachement à la protection de cette minorité turcophone. La question se pose désormais de savoir jusqu’où Ankara sera prête à aller pour tenter de préserver sa relation naissante avec son allié chinois tout en démontrant son attachement à la préservation des droits des Ouïghours.

Thaïlande : de nouveaux rebondissements politiques en plein campagne électorale

Vendredi 8 février, la sœur aînée du roi, la princesse Ubolratana, a été désignée par le parti Thai Raksa Chart pour être sa candidate au poste de Premier ministre lors des élections législatives du 24 mars prochain. Ce sont les premières depuis le coup d’État de mai 2014.

En plus d’être hostile à la junte militaire au pouvoir, ce parti nouvellement créé est proche de deux anciens ministres renversés par l’armée en 2006 et en 2014, à savoir Thaksin Shinawatra et sa sœur Yingluck, aujourd’hui en exil. La princesse a été récemment aperçue en compagnie de M. Shinawatra à Londres.

Dans un pays où l’institution monarchique et son « roi dieu » sont quasi unanimement vénérés, cette annonce a eu l’effet d’un camouflet pour la junte au pouvoir. Elle a poussé le Premier ministre actuel, le général Prayuth Chan-ocha, à présenter dans la foulée sa candidature pour un parti de la droite proche des généraux. Cette annonce a aussi provoqué une onde de choc auprès de la population, car depuis l’instauration de la monarchie constitutionnelle en 1932, aucun membre de la famille royale ne s’est jamais porté candidat à une élection.

C’est ainsi que tard dans la nuit, par un communiqué, le roi Vajiralongkorn, s’est fermement opposé à la candidature de sa sœur qu’il juge « hautement inappropriée ». Il a rappelé que « la famille royale jouit d’un statut la plaçant au-dessus des partis », et qu’y déroger serait « un acte de violation de la tradition royale et de la culture nationale ». Dès le lendemain, le parti Thai Raksa Chart a déclaré via son compte Instagram renoncer à présenter la princesse. Le 11 février, la commission électorale thaïlandaise a confirmé que « les membres de la famille royale se doivent d’être au-dessus de la politique ».

La crise ne s’est pas arrêtée là, puisque le 13 février, la commission électorale a demandé à la Cour constitutionnelle de dissoudre le parti Thai Raksa Chart, estimant que la tentative de présenter la princesse comme candidate doit être interprétée comme « hostile à la monarchie constitutionnelle ». Le lendemain, la Cour constitutionnelle a accepté de se saisir de l’affaire et a accordé un délai de 7 jours au parti pour présenter sa ligne de défense, sans contraindre le parti de stopper sa campagne électorale. La prochaine réunion de la Cour a été fixée au 27 février. Ces premiers pas vers une possible dissolution de Thai Raksa Chart sont un coup dur pour le clan de Thaksin Shinawatra, qui comptait par ce biais retrouver un rôle politique. Après avoir reçu dans un premier temps un camouflet, ce séisme politique pourrait en fin de compte bénéficier à la junte au pouvoir.

En parallèle, dans les coulisses et depuis son accession au trône il y a deux ans, Sa Majesté Vajiralongkorn élargit discrètement son emprise directe et personnelle sur l’espace politique et institutionnel, mais aussi militaire. Il a ainsi imposé la révision de trois articles de la nouvelle constitution, placé l’un de ses fidèles à la tête de l’armée et repris le contrôle des avoirs de la couronne, estimés à une trentaine de milliards d’euros.

Cette nouvelle trajectoire politique interroge certains experts, qui craignent un basculement d’une monarchie parlementaire vers une monarchie absolue. Quant aux dernières manœuvres politiques, elles inquiètent d’autant plus qu’elles interviennent dans un contexte électoral, censé sortir le pays d’une dictature militaire, et que des rumeurs de possible putsch se propagent actuellement sur les réseaux sociaux.

Abdelaziz Bouteflika, président à la vie à la mort ?

La candidature renouvelée à la présidence de la République algérienne d’Abdelaziz Bouteflika n’était une surprise pour personne. Annoncée le 11 février dernier, cette candidature à sa réélection pour un cinquième mandat du Président de 81 ans et à la santé fragile laisse perplexe. Si les interrogations quant à sa capacité physique et mentale à diriger le pays sont légitimes et semblent être admises par l’ensemble de la population, il ne faut pas oublier ce que représente M. Bouteflika.

Né au Maroc, il a participé à la guerre pour l’indépendance de l’Algérie en intégrant le FLN (Front de Libération Nationale). Après avoir été au Gouvernement sous Ben Bella, il se lie avec le colonel Boumédiène et participe au coup d’État de 1965 qui voit la chute du pouvoir de Ben Bella. Après avoir occupé différentes fonctions diplomatiques, il est contraint à l’exil dans les années 1980 à la suite d’importants détournements de fonds. De retour en Algérie pendant la guerre civile des années 1990, M. Bouteflika tente de revenir aux affaires et se positionne comme rassembleur, parlant à tous ceux qui, islamistes compris, n’ont pas appelé à la violence. C’est dans ce contexte qu’en 1999, alors que les conflits sévissent, qu’il se présente à la présidence. Élu, ses premières années au pouvoir sont marquées par deux référendums pour la « concorde civile » et la « réconciliation nationale » en 1999 et 2005 organisant l’amnistie pour les islamistes impliqués dans les violents affrontements de la décennie noire. Peu à peu les tensions internes au pays se tassent et Abdelaziz Bouteflika est reconduit en 2004 puis en 2009 à la plus haute fonction de l’État où il dénonce avec fermeté et avec une surprenante liberté tous les maux du pays, allant de la bureaucratie à la corruption en passant par le clientélisme. Un AVC intervenu en 2013 va cependant gravement nuire à ses capacités. Son état de santé se détériore au point que le Président ne fait plus que de rares apparitions et ne s’exprime quasiment plus devant ses concitoyens.

L’Algérie, un des plus grands pays d’Afrique dont les frontières sont contestées par son voisin marocain, riche en hydrocarbures, reste soumis aux tensions internes palpables. La guerre d’indépendance et la décennie noire (1991-2002 ; entre 200 000 et 300 000 morts) ont laissé des traces si bien que le moindre changement devient anxiogène. Abdelaziz Bouteflika a ainsi tenté de se positionner, en raison de son histoire personnelle, comme le seul dénominateur commun entre les trois clans qui dominent le pays : l’armée, les religieux et les hommes d’affaires. En raison de son incapacité à gouverner, ce sont les proches d’Abdelaziz Bouteflika qui gèrent les affaires du pays, à commencer par son frère Saïd qui est son relais au sein de l’armée. Or, il y a urgence à répondre aux attentes de la population et de la jeunesse. Dans un contexte économique difficile, surtout avec la baisse du prix du pétrole, les tensions sociales sont vives et le chômage touche 11% de la population active.

Faute d’alternative crédible et parce que la société est fortement dépolitisée, l’élection en avril prochain devrait logiquement voir s’imposer M. Bouteflika, candidat de confiance du FLN, et très certainement dès le premier tour comme ce fut le cas pour les précédents scrutins.

Révolte à Haïti : « Kot Kòb Petro Karibe-a »

En juillet 2018, la décision du président haïtien, Jovenel Moïse, d’augmenter de plus de 50 % le prix des produits pétroliers, a déclenché une gronde populaire et sénatoriale puisque depuis 2006, Haïti et le Venezuela ont des accords pétroliers très avantageux.

En effet, le programme Petrocaribe, initié par Hugo Chavez, permet à Haïti (et aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes qui font partie du programme) d’acheter du pétrole au Venezuela, premier exportateur de la région, à un taux d’intérêt de 1% et de le rembourser sur une longue période. Gérée par le Bureau de la Monétisation des Programmes d’Aides au Développement (BMPAD) dirigé par des hauts fonctionnaires, l’épargne induite par Petrocaribe doit financer le développement du pays (agriculture, travaux publics, santé, éducation, etc.).

La commission d’enquête indépendante de l’ancien président de la Commission Éthique et Anti- corruption du Sénat haïtien, Évalière Beauplan s’est penchée sur les investissements pétroliers du pays et a, en août 2018, dénoncé les caisses vides des fonds Petrocaribe. Le rapport a révélé que près de 3 milliards de dollars de ce fond ont été gaspillés, faisant aller crescendo la colère des Haïtiens.

Sous l’impulsion populaire et avec l’aide de plusieurs sénateurs, la Cour supérieure des comptes de Haïti a examiné l’utilisation de ces fonds sur dix ans avant de rendre son rapport fin janvier. Celui- ci a mis en exergue des abus de pouvoirs et des détournements de fonds par des membres des gouvernements successifs des présidents René Préval (2007-2011), Michel Martelly (2011-2017) et de l’actuel, Jovenel Moïse (en poste depuis 2017). La Cour a également identifié une entreprise dirigée par le président Moïse qui a bénéficié de fonds pour un projet de construction d’une route sans signature de contrat.

Le silence entretenu par le Président et les membres de son gouvernement à la suite de la publication du rapport a ravivé et accentué la colère populaire.

Depuis le 7 février, date symbolique de la chute de la dictature de la famille Duvalier en 1986, Port- au-Prince et Jacmel sont en proie à de violents affrontements entre les citoyens et la police ; des magasins sont pillés, des voitures incendiées, 78 détenus de la prison d’Aquin, ont réussi à s’évader. Si la police n’a pas fourni de bilan des violences, l’AFP a déjà dénombré six décès sur place.

Aujourd’hui, les Haïtiens réclament la démission du président Jovenel Moïse et demandent des comptes à tous les membres du gouvernement quant à la dilapidation des fonds, aux cris de « Kot Kòb Petro Karibe-a » (Où est l’argent de Petrocaribe ?)

Alors que la communauté internationale appelle au calme, le département d’État américain a ordonné à tous les enfants du personnel diplomatique américain de l’ambassade des États-Unis de quitter le territoire.

La preuve de la corruption des dirigeants de l’État, associée à leur silence, est insupportable pour le peuple haïtien, qui maintient depuis sept jours les manifestations. Les Haïtiens cherchent un gouvernement capable d’œuvrer dans l’intérêt du pays et non l’inverse ; Haïti subit une inflation de 16% en 2018 alors qu’il est l’un des pays les plus pauvres du monde, où 60% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Par la revendication « Moïse, menteur, démission » Haïti demande le droit de se reconstruire dignement après les ravages humains et matériels provoqués par le séisme de 2010 et l’ouragan Matthew de 2016.

Une conférence controversée sur la situation au Moyen-Orient parrainée par les États-Unis et la Pologne

Le 13 et 14 février derniers, une soixantaine de pays se sont retrouvés à Varsovie, en Pologne, pour une « conférence ministérielle pour la promotion d’un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient», mais qui visait explicitement l’Iran.

Plusieurs chefs de la diplomatie de grands pays européens, hormis le Royaume-Uni, ont pourtant manqué à l’appel, refroidis par la ligne intransigeante affichée par Washington à l’égard de l’Iran et par sa volonté de diviser les Européens. Ce fut le cas de la France et de l’Allemagne. La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères était aussi absente. En tant que proche allié de Washington, Israël y était représenté par son premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, dans un contexte où les tensions avec l’Iran sont à leur paroxysme.

Co-présidée par les États-Unis et la Pologne, cette rencontre a abouti au lancement du « processus de Varsovie ». Il prendra la forme de groupes de travail sur le long terme, notamment sur le terrorisme, la lutte contre la prolifération de missiles balistiques et le soutien de l’aide humanitaire dans les zones concernées. En effet, peinant à convaincre l’ensemble des pays présents à exercer une « pression maximale » sur l’Iran, les deux pays hôtes ont décidé d’élargir l’agenda à des questions générales de stabilité régionale. Cette conclusion était donc plus mesurée que les prises de parole du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, qui annonçaient l’émergence d’une certaine forme de force du bien contre la menace iranienne.

Le secrétaire d’État américain a reconnu la persistance de divergences avec l’Union européenne sur la stratégie à l’égard de l’Iran. Le vice-président américain, Mike Pence, est allé plus loin en critiquant vertement le refus de la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni d’appliquer les sanctions américaines à Téhéran, ainsi que le nouvel instrument européen INSTEX, destiné à faciliter les transactions commerciales entre les acteurs économiques européens et iraniens. Il les a aussi exhortés à se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien, estimant que « c’est un mauvais pas qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’Union européenne et créer encore plus de distance entre l’UE et les États-Unis ».

De son côté, M. Netanyahou a qualifié cette rencontre de « tournant historique » qui a permis de rapprocher Israël des hauts responsables de pays arabes, dont l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn (qui ne reconnaissent pas l’État hébreu) et d’afficher un « front commun » contre « la menace commune du régime iranien ». Une deuxième rencontre avec le ministre des affaires étrangères d’Oman a même eu lieu, après la venue de M. Netanyahou à Mascate, en octobre dernier. La Hamas a condamné ce rapprochement, tandis que l’Autorité palestinienne s’est contentée de le minimiser en rappelant que les relations entre les deux pays ne datent pas d’hier.

À cette occasion, un plan américain de résolution du conflit israélo-palestinien a été présenté, malgré l’absence de l’Autorité palestinienne, qui a boycotté cet événement. Il n’est pas certain que ce plan réussisse à mettre d’accord les pays du Golfe et Israël.

Notons qu’au même moment se tenait une rencontre diplomatique sur le Moyen-Orient, organisée par la Russie, à Sotchi, concernant le conflit syrien. En présence du président iranien, Hassan Rohani, et du président turc, Recep Tayyip Erdogan, ce sommet a marqué un autre jeu d’alliances stratégiques pour cette région.