Il y a 10 ans Jo Cox, jeune députée travailliste du Yorkshire (nord-ouest de l’Angleterre) était assassinée devant sa permanence, à Birstall. L’assassin, Thomas Mair, était un raciste, suprémaciste, néonazi, lié aux mouvements d’extrême-droite. Sa motivation (si on peut dire) était d’agir en faveur du Brexit. On était en pleine période de référendum sur l’appartenance à l’Union, et Jo Cox défendait hardiment les idées européennes. Thomas Mair a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de remise.
Au-delà du drame humain, cet assassinat marqua une étape dans le développement des idées et des organisations d’extrême-droite au Royaume-Uni, telles que Reform UK, UK Independance Party, Britain First. Jusqu’alors les Anglais s’enorgueillissaient d’avoir lutté et vaincu Hitler et le nazisme. Ils étaient donc fortement immunisés contre les idéologies fascistes. Mais Boris Johnson, bien mal avisé, démagogue et menteur, décida d’ouvrir la boîte de pandore et arriva ce qui devait arriver…
Jo Cox était aux antipodes de cela. Elle était pour la résistance à la haine, pour la fraternité entre les citoyens, pour la démocratie sous toutes ses formes et enfin pour davantage d’Europe.
Ayons une pensée pour elle, juste parmi les justes.