Eh oui elle est grosse, lesbienne, et juive d’origine marocaine, ce qui ne correspond pas aux critères de beauté et d’estime que l’on a en général pour les artistes. Elle est disk jockey et fait du “mixing” c’est à dire qu’elle mélange sur ses platines des types de musique différents. Ce n’est pas Mozart ni Wagner, mais elle a un public qui aime cela et qui en redemande, car il ne s’occupe pas de savoir dans quelle religion elle est née ni sa taille ni ses amours, et ils ont raison.
Elle est attaquée pour avoir signé un texte de soutien au projet de loi Yadan, c’est à dire contre les formes récentes d’antisémitisme. Il est exact que ce texte comportait, à côté de bonnes intentions, des mesures ambiguës qui auraient pu menacer la liberté d’expression et donner l’impression d’un soutien à la politique criminelle du gouvernement Netanyahu.
On assiste alors au glissement habituel de l’antisionisme à l’antisémitisme puis au racisme pur et simple – puisque Barbara Butch est d’origine marocaine.
Un groupe de personnes se proclamant pro palestinien, ce dont on peut douter, soutenus par LFI, a appelé le 18 juillet au boycott de son concert à Grenoble. Ce n’est pas en soi condamnable même si c’est limite. Ce qui ne l’est pas c’est la violence qui s’en est suivie, jets de toute sorte, insultes, bagarres, qui ont entraîné l’interruption du concert.
Il s’agit en fait des pratiques des mouvements d’extrême droite avant-guerre, des nazis et fascistes que l’on retrouve aujourd’hui en Europe et aux Etats-Unis. En France le RN et LFI partagent cette idéologie et ce type d’actions qui préparent à une politique raciste généralisée.
A nous de faire face.