2 mars 2024

Uniforme oui, abaya non

Comme il était loisible de le prévoir, tout le cirque médiatique autour de l’abaya et du qamis a fait “plouf”. Il y aurait eu 75 donzelles qui auraient refusé de l’enlever avant d’entrer dans leur établissement scolaire. Sur 12 millions d’élèves, vous calculerez le pourcentage.

La même chose s’était produite en 2004 avec le port du voile à l’école : dès que la loi avait été votée, tout s’était tu. Et pourtant à quelle débauche de bavardages n’avons-nous pas eu droit ! Quand on pense que les zozos de LFI défendent l’abaya et ont saisi le Conseil d’Etat, c’est la preuve de leur soutien à l’intégrisme religieux.

J’en viens à l’uniforme. Ayant fait une partie de ma scolarité en Angleterre, je n’y trouve rien à redire. C’est la règle pour tous les élèves et toutes les écoles quelles qu’elles soient : des plus locales ou plus “huppées”. Mon souvenir est que l’on est fier de montrer que l’on appartient à telle ou telle école. C’est une règle démocratique : tout le monde est sur le même pied ; c’est une règle égalitaire : il n’y a plus cette course à telle ou telle marque considérée comme plus chic ; c’est une règle qui évite des dépenses inutiles. Par uniforme on peut entendre différentes définitions : cela peut être une chemise blanche et un jean. Peut s’y ajouter une veste, avec ou sans blason de l’école, une casquette idem. Même les écoles les plus pauvres en Afrique ou en Asie le pratiquent, du moins dans le monde anglo-saxon. Alors que la France s’y mette !

Richard Yung

Richard Yung, Sénateur des Français de l'étranger de 2004 à 2021, partage ici ses réactions à l'actualité.

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