1 décembre 2021

The Nile

L’Éthiopie a construit le plus grand barrage d’Afrique sur le Nil : le barrage Renaissance juste à la frontière avec le Soudan.

Il est situé sur le Nil bleu qui rejoint le Nil blanc à Khartoum. Pour l’Éthiopie, il s’agit de produire l’électricité nécessaire pour le développement du pays et aussi d’en vendre à des pays voisins : Rwanda, Tanzanie, Kenya, …

Mais le Soudan et surtout l’Égypte y voient un acte hostile qui va les priver d’une partie significative de leurs ressources en eau.

On le sait, le Nil est « le Père » de l’Égypte depuis plus de 4000 ans par ses alluvions, par l’irrigation et, plus récemment, par l’électricité produite par le barrage d’Assouan. C’est aussi une sorte de paradis pour l’homme comme le décrit si bien l’essayiste anglais, Samuel Johnson dans son livre « Rasselas » (1759) qui décrit le voyage en Égypte et en Abyssinie d’un jeune prince de ce nom qui y découvre les richesses, la beauté et l’amour parmi les hommes.

L’Égypte et le Soudan demandent à l’Éthiopie de ralentir le rythme de mise en eau et de l’opérer sur une vingtaine d’années pour ne pas trop perturber le débit du fleuve en aval.

Ils s’appuient sur des traités datant de 1929 et de 1959 mais signés par celle qui, à l’époque était la puissance colonisatrice, le Royaume-Uni. L’Éthiopie n’a pas été partie à ces traités et donc ne les reconnaît pas.

Une histoire totalement insoluble qui peut devenir la cause d’un vrai conflit.

Richard Yung

Richard Yung, Sénateur des Français de l'étranger de 2004 à 2021, partage ici ses réactions à l'actualité.

Voir tous les articles de Richard Yung →